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Asile en 2017

Stabilisation du nombre de demandes d'asile en 2017

19.688 personnes ont introduit, en 2017, une demande d’asile auprès de l’Office des Etrangers. Ce nombre est stable par rapport à 2016 (18.710 personnes), mais en net recul par rapport à 2015 (44.760 personnes).

La Syrie avec 3.981 demandes arrive largement en tête du classement des pays d’origine des demandeurs d’asile. L’Afghanistan et l’Irak, avec respectivement 1.582 et 1.357 demandes, complètent le top 3.

Plus de 20.000 décisions prises par le CGRA

En 2017, le Commissariat général aux réfugiés et apatrides (CGRA) a pris 20.568 décisions concernant 26.623 personnes.

L’objectif du CGRA reste plus que jamais d’allier efficacité et qualité en examinant minutieusement chaque demande d’asile afin de prendre, de façon cohérente, des décisions rapides et adéquates.

En 2017, le nombre de demandes d'asile est resté relativement stable par rapport à 2016.

Top 5 des demandes d'asile par pays d'origine en 2017

Evolution du nombre de décisions prises par le CGRA

Un taux de protection toujours élevé : 50,7 %

En 2017, dans 50,7 % des cas, la demande de protection a reçu un avis favorable. Cela représente un total de 9.931 décisions, concernant 13.833 personnes (y compris les enfants mineurs qui accompagnent leurs parents) :

  • 38,7 % concernaient des décisions de reconnaissance du statut de réfugié : ce statut est accordé à des personnes qui ont quitté leur pays d’origine parce qu’elles craignent des persécutions en raison de leur nationalité, leur race, leur religion, leurs convictions politiques ou leur appartenance à un certain groupe social ;
  • 12 % étaient des décisions d’octroi du statut de protection subsidiaire : ce statut est accordé à des personnes qui courent un risque réel de subir des atteintes graves en cas de retour dans leur pays d’origine.

Réduction drastique de l’arriéré

En avril 2016, l’arriéré (le nombre de dossiers pour lequel le CGRA n’avait pas encore pris de décision) s’élevait à 18.400 dossiers. Ce nombre important résulte de l’afflux considérable de demandeurs d’asile en 2015. Grâce à une implication continue des collaborateurs du CGRA, l’arriéré fin 2017 comptait 7.279 dossiers. Si le nombre de demandes de protection internationale et la capacité en personnel restent stables, le CGRA aura résorbé son arriéré pour fin juin 2018.

« Jamais auparavant l’arriéré n’avait été résorbé sur une aussi brève période », commente le commissaire général, Dirk Van den Bulck.

Modification légale de la procédure d’asile

Le 21 novembre 2017, les Chambres ont approuvé la modification portée à la loi par laquelle la directive Procédure d’asile est transposée en droit belge. Cette modification signifie que davantage d’attention sera encore accordée aux personnes vulnérables. Une nouvelle terminologie a également été introduite, conformément à la réglementation de l’Union européenne : un « demandeur d’asile » devient désormais un « demandeur de protection internationale » et une demande d’asile s’appellera sous peu une « demande de protection internationale ».

70 missions dans le cadre du Bureau européen d’appui en matière d’asile

En 2017, le CGRA a organisé 70 missions dans le cadre d’EASO, le Bureau européen d’appui en matière d’asile. Les experts du CGRA se sont rendus dans les hotspots en Grèce et en Italie pour y appuyer les instances locales. Ils ont également participé à plusieurs workshops organisés par EASO. Dans ce cadre, le CGRA a envoyé des formateurs à Malte afin qu’ils puissent y partager leurs connaissances sur des thèmes liés à l’asile avec des collègues d’autres Etats membres. Le CGRA aspire à une approche globale. Il plaide, d’une part, pour un renforcement de la « protection dans la région » afin que les réfugiés puissent compter sur une protection effective dans les pays voisins et, d’autre part, pour un accroissement des voies légales et sûres pour se rendre en Europe pour ceux qui ont besoin de protection.

Réinstallations et relocalisations / 8 missions de réinstallation

En 2017, 1.309 personnes sont arrivées dans notre pays dans le cadre de la réinstallation. Cette procédure propose une solution aux réfugiés qui ne peuvent pas retourner dans leur pays d’origine et qui ne peuvent pas recevoir de protection suffisante ou n’ont pas de perspectives d’intégration dans le pays de premier accueil. En 2017 également, 842 personnes sont arrivées en Belgique dans le cadre de la relocalisation, conformément au plan de répartition de la Commission européenne. Avec ce plan, la Commission européenne voulait en effet alléger la pression sur la Grèce et l’Italie par lesquelles transitent la plupart des migrants.

En 2017, le CGRA a organisé 8 missions de réinstallation. Des collaborateurs du CGRA se sont rendus en Turquie, au Liban, en Jordanie et en Ouganda pour y auditionner des réfugiés reconnus par le HCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.